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Bioinfo - 1er décembre 2003
La BIOLOGIE TOTALE exactement
Ses conférences attirent les foules et ses séminaires donnés
sur plusieurs continents accueillent chaque année des centaines de participants.
En Belgique, plus de 600 personnes ont suivi ses différents séminaires
en 5 ans. Ils sont une partie notable des 3.000 étudiants qui, dans
le monde, ont accès à ce nouvel aspect de la science dont l'intitulé exact
est : la « Biologie Totale des Etres Vivants décrite sous forme
d'histoires naturelles, comparant les trois règnes : végétal,
animal et humain », et à son application pratique, la « Déprogrammation
Biologique » des maladies et leurs équivalents (malaises, mal-être.).
Selon ce nouveau regard de la science, pratiquement toutes les pathologies
trouvent en effet leurs origines dans des conflits psycho-émotionnels
transposés aux niveaux corporels. C'est la solution parfaite, sur le
mode archaïque, trouvée par le cerveau sur le plan biologique pour évacuer
le trop-plein de stress et favoriser ainsi notre survie, liée à notre
partie animale ! Tout l'art du thérapeute consiste dès lors à faire
surgir la cause inconsciente, parfois lointaine, du « mal-a-dit »,
souvent liée au vécu des parents et des ancêtres. Et les
résultats sont là : des guérisons nombreuses, de toutes
sortes de maladies, y compris parfois de cas appartenant à des pathologies
jugées incurables, par le biais de ce couple « Biologie Totale
- Déprogrammation Biologique ». Cela mérite qu'on s'y intéresse
! La Biologie Totale suscite pourtant parfois méfiance, incompréhension,
rumeurs malveillantes pour le moins, qu'on peut même qualifier de diffamatoires
voire calomnieuses, alors que la plupart des gens y portent un intérêt
majeur et viennent étudier sérieusement pour se faire une solide
opinion personnelle. En Belgique, Claude Sabbah a accepté pour la première
fois de se plier au jeu de l'interview, pour établir clairement vérité et
réalité sur cet important sujet. Qu'est-ce que la « Biologie Totale des Etres Vivants » ?
C'est le fruit de 33 ans de recherches personnelles, d'expérience médicale,
de multiples lectures et d'étude des meilleurs auteurs. Ce vaste travail
d'analyse et de synthèse scientifiques a fait qu'un concept de départ
est devenu un système de connaissance à part entière,
qui nous donne une explication globale du fonctionnement de la vie. J'ai qualifié cette
biologie de totale parce qu'elle concerne tous les êtres vivants, elle
décrit les mécanismes fondamentaux qui régissent à la
fois le règne végétal, animal et humain. C'est une science
théorique pure dont l'application pratique, très exactement la « Déprogrammation
Biologique », est en très grande partie empirique ; au moment
où nous réalisons cet interview, elle est en cours d'étude,
dans le but d'une éventuelle validation par les épistémologues.
Cette science est basée sur des principes et des lois, des théorèmes
et des invariants. Son application pratique, la « Déprogrammation
Biologique », permet de gérer son capital santé et de corriger
les dysfonctionnements physiques ou psychiques. Dans la réalité biologique,
la vie est une succession d'instants de survie réussis, grâce
au travail phénoménal du cerveau. Ce « plus que super-ordinateur » qu'est
le cerveau, est capable de déclencher un programme de maladie à tout
moment, en particulier chaque fois que la pensée n'est plus à même
de gérer un stress intense et permanent. Le conflit psychique s'inscrit
alors dans la biologie car il renvoie à des mécanismes naturels
archaïques façonnés au cours de l'évolution, que
la Biologie Totale appelle le code biologique archaïque de comportement
de survie. Quel est le dégré de filiation entre la Biologie Totale et la
Médecine Nouvelle du Dr Hamer, ce médecin allemand controversé qui
situe également l'origine des maladies dans le cerveau ? Comme énormément de personnes, je dois beaucoup au Dr Ryke Geerd
Hamer. Nous sommes très nombreux à penser qu'il est digne de
recevoir plusieurs fois le prix Nobel pour ses découvertes sur les conflits
biologiques, les systèmes ontogénétiques des tumeurs et
des microbes, les deux phases de toute maladie, les correspondances entre divers
organes et différentes zones du cerveau, certains blocages du cerveau
appelés constellations schizophréniques. La Biologie Totale s'appuie
sur les travaux scientifiques du Dr Hamer et de plus, différence fondamentale
d'un point de vue conceptuel avec sa Médecine Nouvelle, elle s'appuie
aussi sur les travaux de beaucoup d'autres chercheurs : les médecins
de l'antiquité, du moyen âge, des temps modernes, les grands psychiatres
et psychanalystes, les grands médecins spécialistes contemporains
(neurologues, cancérologues, gastro-entérologues, pneumologues,
neuro-psychiatres.), d'éminents chercheurs en mathématiques,
physique, chimie, neuro-biologie, neuro-sciences, recherche pure, comme par
exemple Antonio Damasio, Gérard Edelman, Alain Berthoz, Jean Claude
Ameisen. J'y ai également intégré les exceptionnels travaux
d'Anne-Ancelin Shchützenberger sur les liens trangénérationnels
et de Marc Fréchet sur les cycles biologiques cellulaires mémorisés
et le projet-sens, de la PNL, de beaucoup d'autres sciences. Bien entendu,
la Biologie Totale est aussi le résultat de mes propres travaux et découvertes
de ces 33 dernières années, ainsi que de plusieurs de mes meilleurs élèves
qui enrichissent, en la complétant, la Biologie Totale, qui reste ouverte
et modifiable comme toute science vivante... Dans cette vaste synthèse,
les travaux du Dr Hamer représentent aux alentours de 15% à 20%
de la connaissance de la Biologie Totale, et bien sûr cette partie est
incontournable et représente le point de départ des réflexions
pour approfondir la connaissance exacte des états de santé et
de maladie. Il existe de plus une deuxième différence fondamentale
incontournable dans mes enseignements de la Biologie Totale par rapport à ceux
de la Médecine Nouvelle. Cette différence se situe au niveau
de la mise en application des nouvelles connaissances, pour soigner des malades.
Le Dr Hamer ainsi que certains de ses collaborateurs opposent la « Médecine
Nouvelle » à la médecine classique. Nous sommes nombreux à avoir
entendu plusieurs fois ce discours dans les locaux de l'Asac, à Chambéry
(France), endroit où il donnait ses cours. Sur ce point capital, je
me démarque complètement de lui, et ce depuis toujours. En effet,
j'estime que d'un point de vue moral, éthique et déontologique,
il convient en première priorité de ne pas nuire, et en deuxième
priorité d'assurer la sécurité médicale de tout
malade. Cela se fait en respectant la Médecine tout en pratiquant concomitamment,
de manière parfaitement complémentaire, des séances apparentées
aux consultations de psychothérapie, dont le but ici est spécifiquement
d'obtenir la déprogrammation biologique de la maladie chez le patient,
déprogrammation biologique sur le support d'une Biologie Totale bien
comprise et bien intégrée, bien sûr. D'ailleurs, depuis
que je pratique la Déprogrammation Biologique (1985-1986), et que j'enseigne
la Biologie Totale (1995), c'est ce que je répète inlassablement
aux malades, à leurs familles, ainsi qu'au public dans mes consultations,
mes conférences, mes différents séminaires et ateliers,
dans la droite continuation de mon attitude professionnelle depuis que j'ai
commencé à pratiquer la médecine, en décembre 1978
: « Il est très important pour vous, tant que vous êtes
malade, de continuer à vous faire soigner par les traitements rigoureusement
mis au point par la médecine moderne, dont l'efficacité à juguler
les maladies ne peut sérieusement être contestée, tout
en prenant, si vous le désirez, des séances de Déprogrammation
Biologique en Biologie Totale ».
Mais pour vous, ces maladies ont un sens. Comment pouvez vous prétendre
qu'elles favorisent la survie de ceux qui en souffrent ? Lorsqu'une personne
n'est pas familiarisée avec tout cela, c'est vrai
que cela peut paraître enthousiasmant d'emblée, ou parfois curieux
voire même choquant de prime abord. Mais en définitive, lorsque
c'est expliqué à fond, cela devient une évidence très
difficilement contournable et contestable. L'être vivant fonctionne un
peu comme un moteur. En situation de sur régime, le moteur épuise
rapidement son carburant et finit par s'éteindre. Chez l'Homme, le conflit
psychologique aigu occasionne un surstress qui serait mortel à brève échéance.
La maladie arrive à point nommé pour le faire tourner à moindre
régime tout en offrant une solution personnalisée à son
problème. C'est véritablement un phénomène
de survie.
Un exemple valant mieux qu'un long discours, racontez-nous une des « histoires
naturelles » qui composent l'essentiel de votre enseignement. Un chien
a attrapé un lièvre. Il a une énorme patte dans
la gueule. Il essaie de l'avaler goulûment car d'autres chiens vont essayer
de la lui prendre. Du coup, il se retrouve avec une énorme boule de
chair, de poils, de griffes et d'os dans l'estomac. C'est un morceau très
difficile à digérer, qu'il ne peut plus vomir ni faire passer
tel quel dans l'intestin. Il se retrouve en situation aiguë de survie
urgente. La solution à ce conflit biologique ? Le cancer de la muqueuse
digestive de l'estomac. C'est en effet ce cancer de la muqueuse digestive de
l'estomac qui va donner une réelle chance au chien de s'en sortir, et
cela par la puissance de ses enzymes digestifs. C'est facile à démontrer
en jetant une boulette de viande dans une éprouvette remplie de suc
gastrique « normal » et une autre identique dans une éprouvette
contenant des cellules cancéreuses : dans la deuxième, la boulette
de viande sera digérée bien plus rapidement que dans la première
! Après la solution pratique de son conflit par cette sur digestion
produite par les sécrétions des cellules modifiées de
la tumeur cancéreuse, le chien éliminera naturellement ce cancer
dont il n'a plus besoin et reprendra une vie tout à fait normale. C'est
cela que le Dr Hamer nous a prouvé en nous expliquant l'expérience
ci-dessus, il y a déjà une vingtaine d'années. Un
autre exemple ?
Volontiers, c'est passionnant. Prenez n'importe quel mammifère, par exemple un chien ou un chat, qui
marque son territoire en urinant. S'il n'y arrive pas, si les autres chiens
ou chats pénètrent chez lui sans arrêt, il va faire un
conflit psychologique qui l'épuiserait rapidement. Il mourrait en quelques
jours ou quelques semaines. Seule porte de sortie, la « descente » du
conflit dans une partie précise du corps, en l'occurrence la vessie.
Elle va s'ulcérer par l'intérieur, c'est-à-dire se creuser.
La paroi devenant plus mince, son contenu augmente. L'animal va pouvoir déverser
davantage d'urine et réussir ainsi le marquage de son territoire. Si
c'est le cas, le cerveau débranche alors le programme inhabituel (pathologique)
et lance la phase de réparation. Cette étape s'accompagne de
douleurs et de phénomènes inflammatoires - la cystite -, laquelle
sera alors considérée comme une maladie autonome, alors qu'il
s'agit d'un retour accéléré à la santé suite à un
conflit de marquage de territoire, toute maladie, vous venez de le comprendre,
ayant deux phases, comme l'a découvert et expliqué scientifiquement
le Dr Hamer dans sa deuxième loi, la loi des deux phases de la maladie,
avec une phase active de conflit, et une phase de guérison.
Et chez un être humain, le processus est-il le même ? Bien sûr, la maladie est aussi une solution archaïque de survie.
La maladie est l'expression matérialisée du représenté psychique « conflictuel » de
la situation. En définitive, maladie et ressenti associé sont
les expressions du représenté conflictuel et de son stress d'accompagnement.
Le morceau que quelqu'un ne peut pas digérer est par exemple un sale
tour joué par un ami et qui lui pèse sur l'estomac. Le conflit
de territoire, ça peut être un litige de voisinage pour une question
de clôture entre deux jardins. Les cancers du sein, chez la femme, sont
toujours corrélés à des « conflits de nid » en
rapport avec les siens, conjoints ou enfants le plus souvent. Il a d'ailleurs été constaté que
certaines formes de tumeurs mammaires augmentent la capacité de lactation
: le pouvoir nutritif du liquide produit par les cellules cancéreuses
est supérieur au pouvoir du lait maternel ! C'est encore le Dr Hamer
qui, scientifiquement, il y a là aussi vingt ans déjà,
nous l'a enseigné après la pratique de ponctions de certaines
tumeurs mammaires très précises et l'analyse du liquide retiré...
Vous dites que « la maladie est la solution parfaite choisie par le
cerveau ». Mais où est la perfection là-dedans ? La solution
est parfaite sur le plan biologique, dans le sens où il
n'y en a pas d'autre possible. Le chien qui fait un fort conflit car il n'arrive
pas à marquer son territoire ne fait pas un cancer des os, ou une polyarthrite,
ou une maladie de Carré. Il fait la seule maladie qui apporte la solution à son
conflit : l'ulcère de la vessie en phase active de conflit suivi d'une
cystite, une fois son conflit résolu. La chatte qui perd ses chatons
fera un cancer de la mamelle, la seule manière de continuer à produire
du lait pour le jour où elle les retrouvera et/ou pour le jour où elle
aura sa portée suivante, seule manière de continuer à assurer
la survie de son espèce. Faire une autre maladie à propos de
ce conflit là ne présente aucun intérêt en termes
d'optimalisation de la survie. C'est bien en cela que la maladie qui se déclenche,
est celle dont on a très précisément besoin à ce
moment précis, elle est bien la solution parfaite du cerveau au niveau
biologique. Ce programme de survie n'a donc absolument rien d'aléatoire.
Vous précisez dans vos séminaires que la maladie est néanmoins
un pis-aller. Bien sûr. Entre deux maux, le cerveau « choisit » le moindre.
Plutôt que de mourir très vite par épuisement dû à l'excès
de stress, l'individu obtient la maladie qui lui offre un sursis et qui lui
donne une solution intéressante sur un plan biologique par un mode archaïque.
L'idéal, c'est bien entendu la santé parfaite qui permet de fonctionner
très longtemps en basse tension. Mais puisque la surtension mène
rapidement à une mort certaine, la nature a inventé le niveau
intermédiaire, celui de la maladie : en effet, grâce à la
maladie, on peut dire que l'organisme fonctionne à « moyenne tension »,
pendant un certain temps, et parfois même pendant très longtemps
(exemple des maladies chroniques.).
Vous dites aussi que la maladie n'est pas non plus l'anarchie. Qui peut encore
croire cette ancienne hypothèse ? Elle ne tient pas
lorsque, comme c'est la règle en Biologie Totale, on pousse l'observation
jusque dans ses moindres détails pour dégager le sens exact et
réel que représente chacun de ces détails. Savez-vous
par exemple qu'une tumeur évolue jusqu'à devenir un organe parfaitement
vascularisé, avec ses artères et ses veines (les vaisseaux afférents
et efférents de la tumeurs) totalement opérationnelles, vaisseaux
qui ne peuvent absolument pas donc être anarchiques, car parfaitement
stucturo-fonctionnels. C'est un travail cellulaire gigantesque, remarquablement
coordonné, justement sans anarchie aucune, qui met en ouvre des milliers
de gènes et d'enzymes. La Biologie Totale contredit donc le dogme faux
selon lequel un cancer se développe anarchiquement. D'ailleurs, la cancérologie
de pointe utilise aujourd'hui ces vaisseaux en y injectant de minuscules billes
de plastique, l'objectif étant de faire mourir la tumeur par cet intermédiaire,
en lui coupant les vivres.
Autre chose : à vos séminaires, on peut par exemple entendre
que « les allergies n'ont rien à voir avec les allergènes »,
ou bien que « le tabac n'est pas cancérigène ». Selon
vous, l'hygiène de vie d'une personne ou d'une population serait sans
rapport avec son état de santé ? Que la manière de vivre influence la qualité de vie, c'est certain.
Et si on a un mode de vie qui nous satisfait, on fait moins de conflits, et
donc moins de maladies. Les Crétois ou les Indiens Hunzas, qui font
peu de cancers, ont un système de fonctionnement social qui leur procure
une certaine quiétude conflictuelle. Ce que nous affirmons, c'est qu'un
conflit ingérable est un conflit ingérable quelles que soient
les circonstances. Si vous mangez équilibré, avec plein de légumes
et de fruits cultivés de manière biologique, c'est très
bien, mais si votre pensée est incapable de surmonter un stress violent,
vous allez déclencher, pour un conflit de même tonalité,
la même maladie, que celui qui vit et se nourrit n'importe comment et
qui fait exactement dans son histoire à lui, le même conflit que
vous. Pour ce qui est de l'allergène, pour reprendre votre question,
il est sûr qu'il déclenche les réactions en chaîne
allergiques mais il est sûr aussi, et cela a été démontré de
manière incontournable en Biologie Totale, que cet allergène
est inclus dans un conflit biologique d'une part, et que d'autre part la réaction
parfaite allergique peut être obtenue avec un pseudo allergène,
comme démontré également dans de très sérieuses études
sur l'effet placebo ainsi que dans d'autres travaux. Quant au tabac, il y a
beaucoup d'expériences comparatives entre animaux, notamment souris
domestiques versus certaines sortes de hamsters, qui prouvent que la dimension
conflictuelle est absolument nécessaire pour déclencher, en présence
du tabac, un cancer du poumon. Pour être un peu plus complet dans ce
court interview, il est par contre clair qu'à de hautes doses, le tabac
peut être à l'origine des pathologies qui lui sont reprochées,
mais à ce moment là donc par effet dose ; cela mériterait
bien sûr un grand développement que l'on ne peut faire ici. Je
conçois bien que de tels propos génèrent encore beaucoup
d'incompréhension et de scepticisme : la Biologie Totale ne peut convaincre
que ceux qui, ouverts, et/ou honnêtes intellectuellement, et/ou rigoureusement
scientifiques, l'étudient en profondeur.
Pour vous, la médecine classique a fait fausse route ? Je ne dirais
pas ça. Comme le dit l'un de mes amis belges, neuro-psychiatre,
Jean Lerminiaux (lire encadré), il est logique que la médecine
se soit attaquée aux symptômes, aux signes visibles de la maladie,
puisqu'elle en ignorait le point de départ dans le cerveau. Ce qui serait
stupide, c'est de continuer à ignorer les découvertes récentes,
publiées dans les plus grandes revues scientifiques, et qui démontrent
l'inséparabilité du corps et de l'esprit. Je pense par exemple à un
article expliquant que les phénomènes cardiaques dépendent
dans certains domaines de la neurologie et de la psychologie. C'est une révolution
pour la cardiologie ! La médecine classique, je lui reconnais beaucoup
de valeur. Mais quand la maladie est chronique, si on arrête les traitements,
elle réapparaît invariablement. La guérison, c'est autre
chose. Elle se produit toujours au niveau de la cause - la solution du conflit - et
pas au niveau manifesté. Si vous avez une fuite dans votre toiture,
vous pouvez vous contenter d'essuyer la flaque d'eau par terre tous les matins.
Moi, je propose plutôt d'aller sur le toit, de trouver la tuile (ou les
tuiles) qui pose(nt) problème et de colmater la (les) brèche(s).
Identifier un conflit, ce n'est pas le résoudre. Qu'apporte la Biologie
Totale sur le plan thérapeutique ? Ce n'est pas le thérapeute qui guérit. Il donne des clés
mais c'est seulement le patient qui peut en faire usage pour se guérir
en déprogrammant biologiquement sa maladie. La Biologie Totale permet
de donner des informations très précises, de mener des recherches
très ciblées sur des événements marquants. Car
les maladies sont les expressions manifestées de chacun de leurs invariants
biologiques. Par exemple tous les eczémas répondent à des
conflits de séparation, tous les ulcères de la vessie, eux, à un
conflit de territoire. La prise de conscience est parfois suffisante pour déclencher
un processus de guérison, laquelle peut même être foudroyante
et instantanée. Mais souvent ce n'est pas suffisant, il faut alors continuer à chercher,
explorer d'autres niveaux de la Biologie Totale. Il faut que le malade ait
la certitude absolue que c'était bien ce conflit-là qui lui empoisonnait
l'existence, et que le conflit soit résolu à 100%. Ces conditions
réalisées, l'individu guérit, nous l'avons vu de très
nombreuses fois, on peut même aller jusqu'à dire qu'alors, il
ne peut plus échapper à sa guérison.
Vous ne vous attribuez pas la paternité d'une guérison, mais
vous faites état dans vos conférences et séminaires de
très nombreuses réussites : vous pouvez prouver ce que vous avancez
? Bien que titulaire du Doctorat en Médecine, je n'exerce plus l'activité de
médecin de par ma propre volonté depuis 1998, puisque je me suis
omis temporairement du tableau de mon conseil de l'ordre des médecins,
afin de me consacrer à l'enseignement. Depuis cette date, les personnes
qui me rapportent leur guérison sont désormais des élèves
ou des anciens élèves qui reviennent témoigner. Si je
totalise ces témoignages, ceux de ma propre patientèle, ceux
de mes meilleurs élèves, cela fait plusieurs centaines de cas
de guérison avec pour certains un recul intéressant de 5, voire
10, et même 12 ans. J'ai des cartons pleins de dossiers, des heures d'enregistrements
vidéo, dont certains cas désespérés auxquels la
médecine officielle n'accordait plus aucune chance et qui à l'heure
d'aujourd'hui sont bien vivants. Parfois, si je n'avais pas moi-même
les preuves en mains, je croirais à des erreurs de diagnostic au départ
!
Il n'y a pas de maladie incurable ? Sur plus de 1500 patients, je n'en
ai connu que trois qui avaient franchi un point de non-retour. En règle générale, sauf dans des
cas très particuliers, plus on est resté dans la phase de conflit
actif, plus la phase de réparation va être longue. Et celle-ci
peut s'accompagner de vives douleurs, d'odèmes, d'inflammation, bref
d'un maximum d'inconfort. Mais la plupart du temps, les choses peuvent s'arranger,
et ce de différentes manières, avec l'aide de la médecine
classique, en particulier allopathique, cela bien sûr tant que le cerveau
est opérationnel. Si le cerveau est lésé, tout ce que
je vous dis là est au moins en partie faux, le cerveau utilise alors
des mécanismes compensatoires, cela est très technique et déborde
largement le cadre de cet interview, et ne sera donc pas abordé ici.
Il est très rare que le cerveau aboutisse à la conclusion que
le travail de réparation est inutile et qu'il envoie un programme de
mort. Le programme de maladie est un programme de survie. Comment expliquer
alors les échecs de la Médecine Nouvelle ou
de la Biologie Totale ? Je refuse une fois pour toutes l'amalgame sur le plan
de la conduite à tenir
dans l'acte thérapeutique, avec le Dr Hamer, lequel rejette totalement
l'allopathie et prive ainsi ses patients de médicaments et de traitements
qui peuvent freiner l'évolution naturelle péjorative de la maladie.
L'échec de la Déprogrammation Biologique peut être celui
du thérapeute qui n'a pas trouvé l'origine du conflit. Il peut être
aussi celui du patient qui n'arrive pas à lâcher son conflit.
Heureusement il existe de nombreuses techniques dans l'art thérapeutique
pour aider les patients à lâcher leurs conflits et à dissoudre
leurs doutes pour se forger de magnifiques « certitudes absolues » de
guérison. C'est chez les enfants que la Déprogrammation Biologique
donne les meilleurs résultats : eux ne doutent jamais, ils n'érigent
pas de barrages intellectuels, ils basculent facilement dans la guérison
sans se poser de questions.
Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de culpabiliser
les malades en les rendant responsables de ce qui leur arrive ? Que ce sont
des rumeurs répandues par des gens qui ne m'ont jamais
vu travailler. La pierre angulaire de mon système de connaissance est
au contraire qu'il n'y a ni victime ni coupable. Il n'y a que les lois de la
biologie. Je n'ai jamais culpabilisé un patient mais j'explique parfois
aux thérapeutes qui suivent mes formations qu'il faut stimuler (au sens
littéral de les « réveiller ») certains patients
qui sont englués dans le marasme profond de leur maladie, pour qu'ils
entrent et agissent dans cette solution de conflit, parce que la solution du
conflit biologique, dans la grande majorité des cas, est ce qui amène
la guérison. Et ça, personne ne peut le faire à la place
du patient. Le « basculage » est exclusivement de son ressort.
Le basculage ? C'est un néologisme que je préfère au mot
basculement. Parce que j'espère que l'âge est arrivé pour
toute l'humanité de basculer vers une meilleure compréhension
de la biologie, vers une perception nouvelle de la merveilleuse logique
du Vivant.
Propos recueillis par Yves RASIR NB : Claude Sabbah tient à dire qu'il a accepté cet interview
qui a débouché sur cet article, forcément succinct et
incomplet compte tenu de la vastitude de la Biologie Totale, afin de préciser
de cette manière autant que faire se peut ce qu'est la Biologie Totale,
ce qu'il enseigne, ce qu'il dit, et ce qu'il fait, mais qu'il lui est impossible
matériellement de répondre à des questions personnelles
compte tenu de son planning d'activités. Il conseille aux personnes
réellement intéressées soit de venir l'écouter
dans ses différentes activités (conférences, séminaires.),
soit de contacter l'un ou l'autre de ses élèves.
En savoir plus
www.biologie-totale.org : le site officiel de la Biologie Totale de Claude
Sabbah.
(Pour les activités de Claude Sabbah en Belgique : Tél :
080-68 49 16)
Info Mieux-Etre : un périodique trimestriel qui informe sur toutes les
activités touchant la Biologie Totale et la Déprogrammation
Biologique en Belgique.
(Info : 063 - 38 38 84)
www.alasanteglobale.com : un site qui mentionne tous les livres, conférences,
forums et formations consacrés au décodage psychobiologique
des maladies.
Les livres de ses anciens élèves fidèles à ses
enseignements, conseillés par Claude SABBAH :
- « le langage de la guérison », Jean-Jacques Crèvecoeur,
Editions Jouvence. Ouvrage précis écrit par un mathématicien,
physicien et épistémologue, pour s'initier de manière
précise à la Biologie Totale.
- « Image mentale et déclenchement d'un cancer. L'intervention
thérapeutique selon la Biologie Totale » Dr Jean Lerminiaux, éminent
Neuropsychiatre. Les phénomènes mentaux dans l'interaction
corps-cerveau.
- « Médecine du mal, médecine des mots », Richard
Sünder, Editions Quintessence. Une brique ardue qui inscrit la Biologie
Totale dans une explication globale de l'univers.
- « Retrouver ses ailes » Johan Warren, Editions Le Dauphin blanc.
Une thérapeute canadienne raconte sa propre guérison et les succès
qu'elle obtient par la biologie totale.
- « Le cancer apprivoisé », Léon Renard, Editions
Vivez Soleil. Edition revue et augmentée du premier ouvrage en langue
française qui a fait connaître les travaux du Dr Hamer.
- Les Racines Familiales de la « Mal-A-Dit » Tome I et Tome II
(la suite) Gérard Athias - Editions Pictorus. L'un des plus anciens
et performants élèves de Claude Sabbah, explique les bases de
la Biologie Totale, raconte sa thérapie avec Alexandre Jodorowsky et
Claude Sabbah lui-même, sous le pseudonyme de « Joseph ».
Tous les livres peuvent être obtenus à la bibliothèque « la
Renaissance »
au 0032 (0)10/ 456789 lundi, mardi, mercredi de 18h30 à 20h.
« La Biologie Totale est à la pointe des connaissances médicales »
Claude Sabbah a de nombreux amis en Belgique, dont un certains nombre de médecins
convaincus par la justesse de la Biologie Totale. Parmi eux, le neuropsychiatre
et psychologue Jean Lerminiaux, que ne tarit pas d'éloges envers son
confrère français : « Claude Sabbah n'a rien d'un charlatan
: il est tout simplement en avance sur son temps. Depuis quelques années,
la science comprend mieux le fonctionnement du cerveau et ses relations avec
l'ensemble du corps. Les connaissances actuelles montrent qu'on peut avoir
une approche des maladies qui ne soit pas seulement périphérique
mais qui se penche également sur ce qui se passe au niveau central.
Claude Sabbah a prouvé qu'il n'y a aucune contradiction entre les deux
manières de faire. Personnellement, depuis quatre ans, je m'intéresse
particulièrement aux soins psychothérapeutiques qu'on peut apporter
en réponse aux conflits révélés par la Biologie
Totale. Les résultats sont très encourageants ».
Il dirige à l'heure actuelle la rédaction, avec l'équipe
des plus anciens thérapeutes formés en Belgique par Claude Sabbah,
d'un fascicule d'introduction aux principes élémentaires de la
thérapeutique en Biologie Totale, tant pour les patients que pour les
médecins, les psychothérapeutes et les thérapeutes
d'autres disciplines. .Suite |